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Collection > Volume 28 Numéro 2 (2018) >

À propos des illustrations

Illustrations de René Derouin

Paraíso. La dualité du baroque est une murale monumentale réalisée par René Derouin pour le Musée de la civilisation de Québec, en 1997-1998. Les œuvres illustrant ce numéro sont tirées du journal d’artiste (textes, dessins, esquisses) qui accompagna la création de cette murale. Au sujet du baroque, Derouin s’exprime ainsi:

Le baroque est dans certains cas un affranchissement à la censure, au pouvoir et à l’ordre. Son abondance, sa richesse et la générosité du motif permettent de libérer, au-delà des normes et des conventions, les symboles enfouis dans la mémoire collective.

C’est en observant l’art dit populaire dans le baroque mexicain, art marginalisé par le peu d’importance qu’on y a accordé pendant longtemps, que j’ai découvert un baroque non censuré et libre 1.

Né à Montréal en 1936, René Derouin habite Val-David, dans les Laurentides. Depuis plus de cinquante ans, cet artiste multidisciplinaire poursuit son œuvre unique où les notions d’identité et de territoire s’inscrivent dans une perspective globale des Amériques. Ses nombreux voyages à l’étranger ont été des sources d’inspiration essentielles dans le développement de cette vision singulière, orientée sur l’axe Nord-Sud. Dès les années 1950, Derouin se penche sur les cultures précolombiennes et se familiarise avec l’art mural mexicain en étudiant à la Escuela de Pintura y Escultura Esmeralda de Mexico. Deux décennies plus tard, sa visite du Grand Nord québécois l’amène à explorer davantage le concept de la nordicité. En quête de ses racines, Derouin creuse l’idée d’américanité. Il se plonge ainsi au cœur des mémoires culturelles et territoriales, abordant les questions de migration et de métissage à la lumière des époques traversées. Il en ressort une démarche exemplaire, éminemment actuelle, elle-même métisse et baroque, qui s’exprime aussi bien dans la gravure, le dessin, la sculpture ou les installations. Apprécié sur plusieurs continents, le travail de René Derouin obtient une large diffusion au Québec, au Canada et à l’étranger, plus spécifiquement au Mexique où il a reçu l’Ordre de L’Aigle aztèque, le plus grand honneur du gouvernement mexicain pour les étrangers. Ses œuvres ont également été exposées en France, aux États-Unis, au Venezuela, en Australie et au Japon, et on les retrouve dans plusieurs collections nationales et internationales. Il est récipiendaire de l’Ordre national du Québec, de l’Ordre du Canada, du Prix du Québec Paul-Émile-Borduas 2, ainsi que du prix Compagnon des arts et des lettres du Québec.

René Derouin
Œuvre murale Paraíso. La dualité du baroque (détail), 1997-1998. Bois relief polychrome, céramique et acrylique, 2,24 x 31 m. Musée de la civilisation, acquis grâce à la participation financière des Caisses Desjardins, de la Commission de la Capitale nationale du Québec et de la Société du Centre des congrès de Québec, 1998-398. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
Les poissons du Paradis I (Paraíso), 1997. Pastel, 48 x 60 cm. Musée de la civilisation, don de Michel Lorrain, 2012-454. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
Les poissons du Paradis II (Paraíso), 1997. Pastel, 48 x 60 cm. Musée de la civilisation, don de Michel Lorrain, 2012-455. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«Los Hongos II», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin à l’encre, 48 x 60 cm. Musée de la civilisation, don de Michel Lorrain, 2012-429. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«Los Cocodrillos», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin à l’encre, 48 x 60 cm. Musée de la civilisation, don de Michel Lorrain, 2012-431. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«Hola I», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin à l’encre, 48 x 60 cm. Musée de la civilisation, don de Michel Lorrain, 2012-441. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«5 de marzo — Oaxaca-Escondido-Barroco», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin à l’encre, 60 x 48 cm. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«Motifs — Escondido-Costa-Barroco — 8 mars», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin et texte à l’encre, 60 x 48 cm. René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«8 mars — Escondido-Costa-Barroco», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin et texte à l’encre, 60 x 48 cm. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«8 mars — Motifs nordique-baroque», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin et texte à l’encre, 60 x 48 cm. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«8 mars — Fleurs et fruits», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin et texte à l’encre, 60 x 48 cm. © René Derouin/Sodrac (2018).
René Derouin
«10 mars — Le baroque se cherche», esquisse pour Paraíso. La dualité du baroque, 1997. Dessin et texte à l’encre, 60 x 48 cm. © René Derouin/Sodrac (2018).
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Conception et mise à jour: DIM.