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Collection > Volume 28 Numéro 1 (2018) >

L’interculturalisme à travers le filtre cognitif
Comment Gilles Tremblay recompose le gamelan dans Oralléluiants

Jonathan Goldman

Résumé

Dans un article consacré à l’impact bien connu du gamelan sur le langage musical de Claude Debussy, Nicholas Cook propose une interprétation de l’œuvre du compositeur français qui navigue entre une perspective qui prétend que le gamelan a eu une valeur de «confirmation» de principes déjà acquis et, à l’opposé, une autre qui ne considèrent les innovations de Debussy que de douteuses imitations superficielles d’une culture musicale étrangère. Le présent article est conçu dans la prolongation de l’article de Cook mais orienté vers l’inspiration de la musique javanaise dont témoigne l’œuvre Oralléluiants (1975) de Gilles Tremblay (1932-2017), et tente, à l’instar de celui de Cook, d’aller au-delà d’une opposition entre un pastiche stylistique passablement orientaliste et une approche plus profonde d’«assimilation stylistique» dans la musique du compositeur québécois. L’article propose la notion de «filtre cognitif» pour comprendre la façon dont le gamelan a exercé une influence sur le compositeur sans qu’il ait pour autant affecté d’autres compositeurs de la même façon. Le terme «filtre cognitif» désigne ici toute schématisation de la musique que l’observateur doit à sa formation, son métier, son acculturation, la singularité de sa vie intérieure, etc., et qui représente et ordonne les données de la perception sensorielle permettant ainsi l’appréhension d’une musique jusqu’alors inconnue.

Mots clés: Gilles Tremblay, gamelan, compositeurs québécois, interculturalisme, musique contemporaine

Page article@28_1_08 générée par litk 0.600 le mardi 17 avril 2018.
Conception et mise à jour: DIM.