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Collection > Volume 21 Numéro 2 (2011) >

L’improvisation et ses lieux communs
(Pays de l’Oach, Roumanie)

Bernard Lortat-Jacob

Résumé

L’article rappelle un certain nombre d’acquis concernant les études sur l’improvisation, principalement la notion de «modèle». Mais cette notion trouve ses limites lorsqu’il s’agit de rendre compte du processus même de l’improvisation, de saisir l’inattendu, et même d’examiner de près des stratégies musicales enclenchées dans l’instant. En outre, dans nombre de traditions orales — dont l’inventaire est loin d’être achevé -, les régularités structurelles et la notion même de modèle semblent faire problème. Ce phénomène avait déjà été relevé par Bartók à propos de musiques paysannes de Roumanie. Il est ici approfondi. C’est ainsi qu’au nord de la Roumanie, en Oach, les violonistes (souvent tsiganes) sont invités, contre rétribution, non pas à reproduire des formes fixes, mais à produire le plus grand nombre possible de courts motifs modaux, pour «appâter» les chanteurs. Durant la performance, au déroulement imprévisible, ces derniers extraient de ce jeu motivique leur dants, c’est-à-dire une mélodie complète qui leur est propre et qui ne se confond pas avec celle des autres chanteurs qui sont aussi leurs rivaux.

Mots clés: ethnomusicologie, modèle, performance, tradition orale, Béla Bartók.

Page article@21_2_05 générée par litk 0.600 le mardi 23 juillet 2019.
Conception et mise à jour: DIM.