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Collection > Volume 14 Numéro 1 (2004) >

Traces d’écoutes
Sur quelques tentatives historiennes de saisie du corps de la musique

Rémy Campos

Résumé

Les historiens de la musique qui ont essayé depuis une vingtaine d’années de décrire les anciennes manières d’entendre la musique se sont heurtés à une difficulté majeure: le peu de traces disponibles de cette activité à mesure que l’on remonte dans le temps. Il existait cependant des points d’observation que les chercheurs visitèrent quelquefois (journaux intimes, fragments de musique notés explicitement pour être «écoutés»). Mais l’obstacle le plus insurmontable n’était pas le déficit d’archives. Une forme sournoise d’anachronisme guettait en effet les mieux intentionnés des enquêteurs. Car se demander si les gens écoutaient la musique au XVIIIe siècle (William Weber) ou s’ils entendaient les exemples musicaux insérés dans les traités du XVIe siècle (Collins Judd dans Reading Renaissance Music Theory) ne signifie pas forcément qu’on se soit départi de nos habitudes d’auditeurs modernes. Une réflexion sur l’histoire de l’écoute ne peut se dispenser de ce travail de mise à distance — comme l’indiquera la référence à l’histoire du livre et de la lecture (Chartier) —, quitte à déboucher sur des nonlieux de la pratique auditive.

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