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Collection > Volume 13 Numéro 1 (2002) >

Électroacoustique et perspective phonoculturelle

Alain Savouret

Résumé

L’électroacoustique, comprise uniquement comme un «genre» de musique contemporaine supplémentaire, réduit l’importance de la régénération de notre «entendement» du monde audible que l’électroacoustique en général (fixation/mémorisation et diffusion de traces sonores) a produit depuis le milieu du XXe siècle. Enfin une représentation du monde audible de chacun était possible, si longtemps après la représentation du monde visible que faisaient nos lointains ancêtres sur les parois des grottes. Représentation comprise comme persistance d’un «ancien» moment présent vécu par le «traceur» de l’époque. Paradoxalement, plutôt que de se placer dans une large perspective phonoculturelle et «se jouer» des réalités sonores quotidiennes, ce qui semblait une aventure nouvelle et surprenante, les courants électroacoustiques les plus influents ont cherché assez vite à rejoindre la musique instrumentale en ce qu’elle est plutôt une «re-présentation». Ajoutons à cette tendance une sorte de méfiance vis-à-vis des sons «de référence» au profit des sons «originaux» (synthèse, transmutation...) qui facilitent une possible écriture, un «langage de traces» (et donc un savoir), contrairement à une démarche «aurale» où la mémorisation de traces (ici mécaniques) peut créer une relation im-médiate (sans intermédiaire) des hommes à leur monde audible. L’électroacoustique n’a pas à choisir un chemin mais simplement à ne pas oublier sa pertinente originalité.

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