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Collection > Volume 11 Numéro 2 (2000) >

Éditorial

Michel Duchesneau

Tout comme le monde de la création musicale, la revue Circuit évolue. Elle s’efforce depuis dix ans de refléter les grands enjeux de la création musicale tout en portant un regard critique, parfois provocant, sur les fondements d’une discipline en constante mutation. Il est arrivé qu’au cours de son existence la revue ait été associée à un cénacle. Certes, le monde de la création musicale au Québec n’est pas aussi vaste qu’on le souhaiterait… Mais en le comparant à d’autres, il est d’une étonnante vivacité! Rappelons cependant que Jean-Jacques Nattiez n’hésitait pas à souligner que la revue aurait «ses préférences» mais qu’elle «n’exclurait personne». Il en est toujours de même et il s’agit d’une ligne de conduite que nous maintiendrons. C’est donc avec plaisir que j’ai poursuivi le travail entrepris par Jean Boivin afin de proposer ce numéro qui, comme vous le constaterez, sort véritablement des sentiers jusque-là empruntés par la revue. En effet, Circuit, musiques contemporaines a accepté la proposition de Jean Portugais de publier un dossier sur les quatuors de R. Murray Schafer dont l’intégrale fut présentée en décembre 1999 par le Quatuor Molinari. Le cœur de ce dossier est un article consacré à une analyse des sept quatuors de Schafer que nous offrent Jean Portugais et Olga Ranzenhofer. Il s’agit d’un parcours original dans un corpus important et qui n’a jamais été abordé de la sorte. Professeur de didactique des mathématiques à l’Université de Montréal, Jean Portugais possède une vaste culture musicale et est un chroniqueur musical érudit. Quant à Olga Ranzenhofer, musicienne chevronnée, fondatrice du Quatuor Molinari, elle est l’une des musiciennes les plus engagées dans la création musicale québécoise. Le comité de rédaction et moi-même les remercions tous deux, ainsi que les musiciens du Quatuor Molinari pour avoir, d’une part, réalisé une telle aventure et, d’autre part, eu l’heureuse initiative d’offrir à Circuit les réflexions suscitées par l’événement.

Je profite de ces quelques lignes pour remercier chaleureusement Jean Boivin qui a assuré la direction de la revue pendant un an et demi. En poursuivant ainsi une tâche exigeante, mais oh! combien fondamentale pour la musique d’ici, il a contribué à mettre en valeur la nouvelle génération de créateurs québécois et, par la même occasion, donné la parole à de nouvelles voix. J’espère pouvoir, à mon tour, donner à Circuit un élan profitable à tous.

Comme vous le constaterez, renouveler ne veut pas nécessairement dire réinventer! C’est donc sous le format d’origine de la revue, divisé en deux grandes sections, que nous vous la livrerons à partir de maintenant. Avec l’an 2000, Circuit renoue de façon régulière avec une section appelée «Chroniques» qui rendra compte d’un certain nombre de parutions discographiques et d’ouvrages récents portant sur la musique. Il ne s’agira pas forcément de «critiques», au sens traditionnel du terme, mais plutôt d’études où l’objet du discours sera davantage prétexte à des réflexions présentées sous des angles variés permettant ainsi une grande liberté d’expression. Il n’est pas exclu que nous rendions compte d’événements musicaux importants tant d’ici que d’ailleurs afin d’arrimer de façon satisfaisante la création québécoise à celle du reste du monde. C’est aussi dans cette optique que la revue publiera, comme c’est le cas dans ce numéro avec la chronique de Sean Ferguson, quelques articles ou chroniques en anglais. Poursuivre la publication de Circuit, musiques contemporaines est un projet ambitieux et nous comptons relever le défi!

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Conception et mise à jour: DIM.