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Collection > Volume 24 Numéro 3 (2014) >

La saturation, métaphore pour la composition?

Pierre Rigaudière

Résumé

L’exploration par les compositeurs du courant spectral ou par Helmut Lachenmann de la face inharmonique du son aura assurément joué un rôle crucial dans l’acceptation par les générations suivantes de la composante acoustique bruiteuse comme un matériau entièrement légitime pour la composition. Pour des compositeurs comme Franck Bedrossian, Raphaël Cendo et Yann Robin, il ne s’agissait plus d’envisager le son saturé comme un son poussé dans ses derniers retranchements, ou comme l’outil d’une critique du «beau son» hérité du romantisme, mais bel et bien d’en faire la matière d’un discours articulé. Composer l’excès — de son, d’énergie — devenait pour eux un défi qu’il fallait relever par l’écriture. Constituer une palette de modes de jeu et de timbres était une chose, en assurer la dynamique et la cohérence en était une autre. L’une des visées principales de cet article est de montrer comment, sur la base d’un vocabulaire en grande partie commun, les trois compositeurs «saturationnistes» ont élaboré une grammaire qui les différencie aujourd’hui de façon manifeste.

Mots clés: Franck Bedrossian, Raphaël Cendo, excès, inharmonique, modes de jeu, Yann Robin.

Page article@24_3_04 générée par litk 0.600 le lundi 13 novembre 2017.
Conception et mise à jour: DIM.