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Collection > Volume 20 Numéro 1-2 (2010) >

Compte rendu
Du Festival international de musique contemporaine de la Biennale de Venise, 2009

Réjean Beaucage

Note: Ce texte est une exclusivité web, disponible uniquement sur ce site.

D’hier à demain ou Des intonarumori futuristes à la RoboticMusic de Suguru Goto

(compte rendu en forme de souvenir, à partir d’une entrevue avec Luca Francesconi) (fig. 1)

Il y a de pires endroits que Venise pour passer quelques jours à la fin du mois de septembre. Beaucoup d’endroits… C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles pas moins de 103 journalistes italiens et étrangers ont accepté l’invitation de la Biennale de Venise à couvrir la 53e édition de son Festival international de musique contemporaine, qui se tenait du 25 septembre au 3 octobre 2009.

Le titre choisi par le directeur artistique Luca Francesconi pour cette édition était «Il corpo del suoni (Le corps du son)», un thème qui s’imposait en raison de la célébration du centenaire du Manifeste du futurisme de Filippo Tommaso Marinetti (publié le 20 février 1909 dans Le Figaro). Cet anniversaire permettait au directeur artistique du festival une réflexion sur le corps humain, qui reprend sa place dans la musique contemporaine, refusant d’être tenu à l’écart d’une création qui est devenue dans certaines chapelles la manifestation cérébrale d’une certaine forme idéalisée de pureté, libérée de ce corps imparfait, «sans racines et sans futur 1».

Lorsque Luigi Russolo publie son manifeste L’arte dei Rumori (L’Art des bruits) en 1913 (quelques semaines avant la première du Sacre du printemps de Stravinsky, qui faisait peut-être la même chose autrement), il redonne droit de cité au «facteur humain» en musique, même si, paradoxalement, il le fait par l’entremise d’une fascination pour les machines. «Il faut rompre à tout prix ce cercle restreint de sons purs et conquérir la variété infinie des sons-bruits» écrit-il à son ami Francesco Baililla Pratella le 11 mars 1913, dans une lettre devenue célèbre. Lors de notre rencontre du 26 septembre 2009, dans les tout nouveaux bureaux du festival, Luca Francesconi expliquait (en français):

Les futuristes, c’est un déclencheur, un point de départ, et nous y faisons référence pour saluer le manifeste du Russolo, mais si le futurisme a été très contemporain du côté des arts visuels, en musique, c’était nul… Ça n’a pas marqué le siècle… Cependant, conceptuellement, c’était très provocateur et ça a marqué le début du XXe siècle avec violence. C’est très intéressant parce que beaucoup de jeunes artistes ne connaissent pas ça — il y a une ignorance totale… Je constate une absence de réflexion à ce sujet chez les jeunes artistes… C’est bien dommage, parce que réfléchir sur ces choses importantes, qui ont déjà été faites, ça donne quand même un peu plus de pêche à nos propres productions… Et puis l’ignorance nous mène à réinventer la roue, même si les grands thèmes de réflexion sont au fond toujours les mêmes.

L’intuition des futuristes, qui était le fait d’un tout petit groupe, est devenue la condition de tous, au-delà des différences scandaleuses dans la distribution de la richesse… Il y a des retombées technologiques qui affectent même les plus pauvres. Par exemple, l’une des raisons pour lesquelles de grandes parties des populations africaines étaient tenues à l’écart du développement économique, même local, c’était le manque de communication. Les gens n’avaient pas même le téléphone, et la classe marchande profitait de leur ignorance, mais maintenant, ils ont tous des téléphones portables! Alors les gens du village sont au courant du prix des marchandises en ville. C’est un peu ce qui est arrivé aussi avec le développement exponentiel de l’informatique, c’est-à-dire que pour payer la «vraie» recherche, qui est militaire, il faut quand même rendre une partie des innovations disponibles au plus grand nombre, et ça peut participer à la libération des individus. Alors, parallèlement, on assiste à des tentatives de contrôle de ces retombées technologiques. Et donc, la provocation de notre festival, elle est liée au fait qu’avec cette possibilité de liberté (qui n’est qu’une possibilité, pas une réalité), il y a des dangers énormes. La recherche de l’équilibre entre la pensée et le corps est nulle, et on joue beaucoup sur ce déséquilibre parce que, évidemment, il faut «diviser pour régner». Aujourd’hui, la technologie peut presque nous faire croire qu’il est possible de «vivre virtuellement», et de plus en plus de gens s’éloignent de la réalité. Les gens ont l’impression de pouvoir voyager, de pouvoir changer d’âge, de sexe, d’avoir des contacts avec beaucoup d’autres personnes, mais tout cela est faux, et les véritables relations interpersonnelles en souffrent. Il y a une stratégie très précise qui est à l’œuvre et qui fait que, pendant que la tête vit une réalité virtuelle, le corps social n’existe plus. La masse n’est plus qu’une somme d’individus, et ça, c’est terrifiant.

On a assisté au XXe siècle à la réintégration du corps; avant ça, la culture occidentale était basée sur la présomption que l’expérience pouvait être fixée pour toujours dans le texte (texte de mots ou de notes, œuvre créée pour rester). On peut comparer cette façon de voir à celles d’autres cultures, où le texte n’existe pas et où l’expérience se transmet de façon orale. Tout cela a des conséquences, d’un côté comme de l’autre. Le texte donne la possibilité d’arrêter le temps.

Le détachement vis-à-vis d’une société extrêmement réglementée a d’abord été l’intuition d’un nombre réduit d’intellectuels sur une longue période, mais au XXe siècle, le futurisme a servi de déclencheur à une remise en question, une réflexion sur la prévalence du concept voulant que l’on puisse tout contrôler, même le temps. Il y a un désir d’instabilité et, en musique, ça affecte évidemment le son, qui n’est plus propre (bel canto, bel suono) parce qu’il réintègre le corps et ses variables: le bruit, la saleté, donc l’humain. Au début, c’est quelques personnes qui se livrent à des expériences bruitistes, la provocation des futuristes, liée à des changements technologiques qui nous séparent du corps, et l’on peut imaginer le désarroi des bien-pensants, mais aujourd’hui, c’est tout le monde… Même la réflexion scientifique a dû réintégrer le concept d’instabilité; avec la théorie de la relativité, la mécanique quantique ou la théorie du chaos, il y a toute une série de nouvelles ouvertures qui incluent l’instabilité comme donnée de base, et ça c’est inouï.

Il est intéressant de constater que la musique moderne (je préfère cette expression à «musique contemporaine»), ou la musique savante occidentale, est beaucoup plus proche des musiques populaires, du blues et de ses conséquences, le jazz, puis le rock, à cause du rapport au corps et à ses impuretés, que l’était la musique «classique». Mais c’est un paradoxe, parce qu’il m’est beaucoup plus facile de faire jouer ma musique à La Scala que dans une boîte de DJs à Paris. Cependant, on remarque souvent des DJs qui font plus ou moins la même chose que ce que l’on fait, alors j’essaie de provoquer des collisions.

Le chaos, la collision, Luca Francesconi essaie de les obtenir en glissant dans ses programmes, parmi quelques nouveaux visages, le profil de quelques grands ancêtres; l’ombre du bruitisme qui plane au-dessus de cette 53e édition lui permet ainsi de convoquer Varèse, dont les œuvres sont disséminées tout au long du festival (Intégrales, Hyperprism, Arcana, Octandre et Ionisation). Varèse aura-t-il encore sa place bien longtemps dans les festivals de musique «contemporaine»? Pour Francesconi, pas de doute en ce qui concerne le moment présent:

Je crois que nous en avons besoin. Je crois que nous sommes poussés (ce n’est pas un choix: nous sommes poussés) par la technologie, mais aussi par les médias, à vivre en consommateur. On nous pousse à vivre dans l’immédiat une vie qui se consume à chaque instant, un présent sans mémoire et sans responsabilité, sans réflexion, sans pensée. Ça a commencé quand le marché a atteint sa limite; quand les communications, les transports, les moyens de production ont atteint un certain stade de perfection, la technologie, n’ayant plus de besoins à combler, a commencé à développer les désirs… À cette fin, le capitalisme est passé à la vitesse supérieure, qui est celle de la globalisation, de la déterritorialisation des cultures locales; le seul moyen pour vendre la même chose partout. Nous sommes poussés à penser que cette situation est inévitable, mais il faut résister. Il faut résister sans pour autant être passéiste; je me sers aussi de tout ça, je suis né avec les ordinateurs et j’ai même fondé un centre de recherche sur les nouvelles technologies 2! Il y a un proverbe africain qui dit que si on ne sait pas où l’on va, on doit au moins savoir d’où l’on vient… Mais, pour des raisons qui ne sont pas innocentes, je tiens à le souligner, tout le monde est poussé vers un oubli total.

Alors, dans le festival, Varèse apparaît comme un fil rouge souterrain, avec lequel se font certaines associations, comme avec Kurtág aussi 3. Et puis c’est aussi un modèle; c’est tellement fort… Je dis aux jeunes compositeurs: «Essayez de voir si vous pouvez tenir la comparaison avec ce duo-là!». Je pense que cette provocation est poussée à son maximum lors du dernier jour du festival, durant l’événement «Exit». Si on arrive à casser la vieille conception du concert horizontal, tout le monde assis devant le spectacle (c’est d’ailleurs la même chose dans les concerts rock), et que l’on présente les choses autrement, d’une manière polyphonique, alors là, les gens sont libres de choisir… Ça remet les neurones en circulation! On présente des œuvres qui mêlent les publics: de l’électronica suivi, par exemple, du Quatuor Arditti jouant une œuvre très contemporaine 4, et tout le monde écoute l’une et l’autre.

RB: Ça rappelle les MusiCircus qu’organisait John Cage, et, justement, je m’étonnais de ne pas le trouver dans cette programmation où il serait, me semble-t-il, tout à fait à sa place.

LF: Oui, mais on ne peut malheureusement pas tout faire… Et puis, s’il est vrai que John Cage est un provocateur, en tant que compositeur, sa musique ne m’intéresse pas beaucoup; j’ai une grande estime pour lui, mais c’est comme pour les Futuristes… Leur provocation est importante, mais pas leur musique… Leur provocation est aujourd’hui parfaitement intégrée, intériorisée, et c’est la clé qui me permet, par exemple, de provoquer les jeunes artistes en leur demandant de renouveler cette approche, mais je n’ai pas à jouer au professeur en leur parlant de John Cage.

Les faits saillants

Parmi les concerts marquants de cette 53e édition du Festival international de musique contemporaine de la Biennale de Venise, on note celui qui en offrait l’ouverture, présenté par l’orchestre J.Futura, sous la direction de Maurizio Dini Ciacci. Le concert s’ouvrait avec la création d’une pièce d’Ansgar Beste (Rituel bizarre, pour ensemble de cordes préparées) explorant avec brio les possibilités texturales des cordes avec un résultat très organique; par moments, on croit y entendre des vents, ou même des sons électroniques. Le programme se poursuivait par deux œuvres de Varèse (Intégrales et Hyperprism) livrées avec un enthousiasme rafraîchissant. L’orchestre est composé de jeunes instrumentistes, et la musique de Varèse était interprétée avec l’énergie du rock n roll, une couleur qui lui sied particulièrement bien, et que l’on ne trouve pas si souvent dans ces pages-là. Suivait une interprétation ascétique du Ballet Mécanique d’Antheil (le souvenir de la fracassante version de Paul Lehrman [avec ses deux pianistes et ses huit pianos informatisés] entendue à Montréal le 2 mars 2003 en ouverture du festival Montréal/Nouvelle Musique ne laisse pas beaucoup de chances à celles qui viendront après…), par huit percussionnistes et quatre pianistes, dans une lecture étrangement aérée qui mettait l’accent sur la ligne mélodique de l’œuvre, plutôt que sur la puissance que peut dégager ce type d’effectif. La dernière pièce au programme, une création, suscitait certes des attentes: Emergency Survival Guide, de Dmitri Kourliandski, pour… automobile et orchestre! Ici, des musiciens s’affairent à polir la carrosserie d’une Porshe, pendant que les vents soufflent bas et que les contrebasses rugissent, puis on a droit à un solo de moteur, que rejoignent plus tard les polisseuses avant le grand coup de klaxon final. Réjouissant!

La soirée d’ouverture se terminait par un concert au théâtre de La Fenice pour un programme d’œuvres de W. Rihm (Form/Zwei Formen — Hommage à Edgard Varèse), Karin Rehnqvist (Sun Song), Ligeti (Lontano) et Varèse (Arcana). Ce qui aura frappé d’abord, durant ce concert, outre la qualité du programme, c’est l’extraordinaire vitalité de la cheffe Joana Varneiro, qui dirigeait l’Orchestre symphonique du Théâtre La Fenice avec une assurance extrêmement communicative et qui faisait plaisir à voir.

Luca Francesconi savait-il déjà, en programmant Wolfgang Rihm, qu’il serait le prochain lauréat du Lion d’Or de la musique, en 2010? Il avait déjà réfléchi à la possibilité d’offrir la prestigieuse récompense non plus à des compositeurs qui sont, à toutes fins utiles, en fin de parcours, mais bien plutôt à ceux dont la carrière, déjà remarquable, peut encore bénéficier d’un tel honneur. Lors de notre rencontre, il expliquait:

La fonction du Lion d’Or, c’est de célébrer quelqu’un qui, comme Kurtág, a une carrière, et ça, ça signifie quelqu’un qui a laissé des traces 5. Kurtág a traversé le XXe siècle et ses grands bouleversements dans le monde de la musique. Comme le disait l’écrivain malien Amadou Hampaté Bâ: "En Afrique quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle"; hé bien c’est fantastique d’être en mesure d’avoir accès à une telle bibliothèque. On parle de quelqu’un qui a connu la vie à l’époque d’Hitler, l’occupation soviétique… Pour nous, c’est de l’histoire! Alors il y a de la profondeur chez ce compositeur. Et quand on entend son premier quatuor, qui est d’une telle finesse, d’une telle sensibilité, c’est une leçon magnifique.

Mais je crois que je vais revoir la finalité du Lion d’Or parce que, de toute façon, les compositeurs de cette trempe sont de moins en moins nombreux… J’aimerais que le prix salue quelqu’un qui est en milieu de carrière; quelqu’un qui a déjà pu exercer une certaine influence, mais qui est toujours en progression.

Rihm est certainement de ceux-là, et ce changement de vocation du Lion d’Or est plein de promesses pour les éditions futures du festival.

Parmi les autres concerts qui ont marqué le festival, on note celui de Quatuor Arditti (Kurtág, M. Garuti et Ligeti), celui consacré à la remise du Lion d’Or à György Kurtág (durant lequel furent interprétées Hipartita [par la violoniste Hiromi Kikuchi], Grabstein für Stephen et …Concertante…), celui des Néerlandais de l’ensemble Spectra, très dynamique (avec des œuvres de Varèse, L. Brewaeys et, en création, de J.L. Fafchamps, P Furlani et S. Gervasoni), celui de l’ Orchestre symphonique national de la RAI, avec son chef Zoltán Peskó et la soprano Barbara Hanningan, magnifique dans le Lieder von der Liebe zur Erde, de Fabio Nieder, donné en première. On n’oublie pas le superbe programme offert par l’Orchestra di Padova e del Veneto, dirigé par Renato Rivolta, qui débutait par la création mondiale d’une œuvre du jeune compositeur suédois Ivo Nilsson (More Objects with Destinations, très rugueuse) et se terminait avec The Perfect Stranger, de Frank Zappa, dans une interprétation pratiquement identique à celle de l’enregistrement de Boulez. Entre ces deux-là, un John Adams plus américain que le vrai (Son of Chamber Symphony), un Stravinski tout à fait à sa place (Concertino pour 12 instruments) et un Webern chirurgical (Variations pour orchestre, opus 30). Sacré programme!

Évidemment, on se souvient aussi vivement des deux récitals donnés (le même soir!) par les Montréalaises Brigitte Poulin (piano) et Silvia Mandolini (violon), dont le premier fut certes l’un des grands moments du festival, avec des interprétations d’œuvres de Lutoslawski (Partita), Berio (Sequenza VIII), G. Magnanensi (…Per Essere Friesco…), A. Sokolović (Danses et interludes) et Xenakis (Dikhthas). La chaleur de cette fin de septembre particulièrement clémente à Venise en 2009, amplifiée par l’absence de climatisation de ce bâtiment d’un autre âge, a certainement pu colorer la réceptivité des auditeurs de certains des concerts donnés au Teatro Piccolo Arsenale, mais pas dans ce cas-ci. Ce n’était pas un programme d’œuvres particulièrement récentes, mais elles n’en étaient pas moins rafraîchissantes!

Brigitte Poulin est une pianiste que l’on a l’occasion d’entendre fréquemment à Montréal, tandis que Silvia Mandolini est retournée en Italie pour occuper un poste à l’Orchestra del Teatro Comunale di Bologna, ce qui rend la vie de ce duo plutôt difficile, mais on constate aisément que la distance n’a pas compromis la complicité des musiciennes. Heureux de les retrouver là, je me demandais néanmoins ce qui avait poussé Luca Francesconi à les inviter 6; il expliquait:

J’ai la chance de beaucoup voyager et j’ai les oreilles ouvertes; ça me donne une idée, évidemment partielle, mais quand même assez précise, de ce qui se passe dans le monde. Il y a beaucoup de talents cachés, parce qu’ils n’ont pas d’argent pour se faire connaître, parce qu’ils n’ont pas d’agent, qu’ils ne sont pas «au bon endroit au bon moment», ou qu’ils ne sont pas dans la mafia (parce que ça… ce n’est pas qu’en Italie! Et parfois dans des pays que l’on ne soupçonnerait jamais, et qui sont très près de chez nous…). Parmi les endroits où j’ai travaillé, il y a le Canada; j’ai été en résidence à l’Université de Montréal et j’ai collaboré au Forum du NEM en tant que membre du jury, puis j’ai été invité au Domaine Forget [la résidence d’été du NEM], alors j’ai eu l’occasion de connaître un peu mieux les compositeurs canadiens et leurs interprètes. J’ai beaucoup d’estime pour le NEM. Mais c’est en Italie que j’ai rencontré Silvia Mandolini. Je l’ai revue à quelques occasions et elle m’a impressionné. Je l’ai ensuite vue au Canada avec Brigitte Poulin; elles jouaient une pièce de moi qui avait été très mal servie à sa création, tandis que leur version était très réussie!

Le bon endroit, le bon moment. Il y a peu de lieux où le passé et le présent, voire l’avenir, se conjuguent mieux qu’à Venise à l’époque du Festival de musique contemporaine. On peut y entendre des nouveautés en création, celles qui nous ouvrent le chemin, et des reprises des grandes œuvres qui ont ouvert la voie, puis on sort de la salle pour marcher sur des pavés centenaires, zigzagant entre des murs plus vieux encore; le vaporetto nous débarque tout près de chez Peggy Guggenheim, où l’on s’arrête pour voir les futuristes et les surréalistes. Les souvenirs et les projets se mêlent, l’inspiration s’emballe. Venise.

La prochaine édition du festival se tiendra du 23 septembre au 2 octobre 2010, toujours sous la direction de Luca Francesconi.

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Conception et mise à jour: DIM.