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Collection > Volume 13 Numéro 3 (2003) >

À propos des illustrations

Illustrations de Maxime Rioux

Étudiant en arts visuels, j’incorporais souvent le son (et l’électricité) d’une façon ou d’une autre dans mes sculptures, performances ou installations. Après ma maîtrise en sculpture à Toronto, je m’établissais à Montréal et abandonnais graduellement la pratique sculpturale (bien que toujours présente comme élément scénographique dans mes spectacles), le son ayant pris le premier plan.

«Mes spectacles sont des performances/installations dans lesquels les corps, les objets et les instruments de musique sont en interaction systématique les uns avec les autres, dans une sorte de mise en scène par la vibration des sons» (notes de programme du Festival international de musique actuelle de Victoriaville, 1999).

Depuis mes performances en Afrique, ma musique s’adapte aux instruments locaux; je n’emporte plus mes instruments acoustiques, je trouve ceux-ci sur place. Je jouxte ces instruments locaux avec les mécanismes des automates. Cela crée une musique qui tient compte de l’environnement géographique et culturel spécifique d’une région, une musique à la fois nomade et vernaculaire.

Notes sur Ki

Ki, mot japonais, est l’énergie vitale invisible qui fait bouger les choses. J’utilise ce mot comme une allégorie en rapport avec l’énergie qui anime mes automates. L’auditeur, s’il est aussi spectateur, ne voit et n’entend que les conséquences de cette vibration. Dans ce contexte, les automates sont des «porte-paroles» de la vibration plutôt que des instruments de musique inventés, puisque j’utilise des instruments déjà existants provenant de divers pays.

Le Système Ki

Maxime Rioux a inventé ce système en 1996. Il permet d’animer des instruments acoustiques à l’aide de basses fréquences inaudibles: les automates Ki. Le système Ki s’est perfectionné avec le temps, et il peut maintenant activer autant des marionnettes que de l’éclairage.

Principe

Proche des préoccupations de Maurice Martenot (les ondes Martenot et ses diffuseurs) et du travail d’Alvin Lucier (Music for Solo Performer, 1966), le système Ki transforme la modulation de fréquences électroniques en un phénomène acoustique. Les automates sont mus par des basses fréquences inaudibles, modulées par différentes sources sonores (synthétiseurs, instruments acoustiques, ondes cérébrales...). Tous les automates sont contrôlés individuellement par une console d’impulsions, sorte de console de diffusion à partir de laquelle on dose la puissance de l’impulsion donnée à l’automate qui engendre les sons acoustiques. Cette console, qui reçoit des impulsions de différentes sources, est branchée à une tour d’amplificateurs qui fait le relais avec les automates. Les modulations de fréquences font vibrer la membrane de petits haut-parleurs sur laquelle est fixée une structure souple, faite de baguettes de bois et de ressorts: c’est le percuteur. Il est construit de façon à obtenir un mouvement oscillatoire lorsqu’une vibration lui est appliquée (semblable au tympan de l’oreille). Ce percuteur met en vibration des instruments acoustiques divers (tambours, cymbales, cordes...).

Photographe: Louis Lafontaine

Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
Maxime Rioux
«Automate Ki»
Photo: Louis Lafontaine
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